Ça fait un petit moment depuis notre dernier Freaky Friday – voyager occupe tout ton temps libre! Mais nous revoilà!

Je vous propose un différent format cette semaine: je vous emmène à la découverte de 3 aspets de la vie vietnaienne que je souhaiterais aborder.

On a vécu au Vietnam depuis assez longtemps pour pouvoir comprendre et appréhender son style de vie et ses coutumes.. Je n’insinue pas ici que je connais tout de la culture vietnamienne. Tout le monde est différent. Il est impossible et j’aurais tord de mettre tous les Vietnamiens dans le même panier. C’est pourquoi je voudrais avertir mes lecteurs que ce qui sera raconté ici est basé sur mon point de vue, mon opinion en tant qu’expatriée française au Vietnam. D’autres expats verraient les différences culturelles différemment et même mes confrères français pourraient être en désaccord avec mon compte-rendu.

Cepdendant, j’ai toujours adoré noté les petites différences culturelles dans le mode de vie, les coutumes, la mode, l’alimentation, la personnalité et biens d’autres traits de culture. Partout où je vais, j’observe les gens et je discute avec les locaux leur demandant: « pourquoi…? », « comment…? », « quand….? », « de quoi…? », « qui….? ».  Voici donc mes observations sur 3 faits de la vie au Vietnam.

1. La saison des pluies à Saigon et à travers le Vietnam

Avant même notre arrivée à Saigon au mois de Mai, nous savions que nous allions expérimenter la saison des pluies au Vietnam. Venant de France – bien que pas de « Bretagne » où il pleut tous les jours haha – j’ai l’habitude de la pluie et des orages. Toutefois, je n’étais pas consciente de l’ampleur de la pluie qui tombe ici à te laisser trempé que tu sois en scooter ou à pied.

  • La vie continue par temps de pluie!

Il y a bien une chose que j’apprécie et que je respecte chez les Vietnamiens: la vie continue qu’il pleuve ou qu’il fasse soleil. Si le même temps frappe la France, tu en entendras parler pendant des semaines aux infos, les écoles fermeraient et les gens râleraient. Ca n’arrête pas les Vietnamiens qui continuent à rouler à motos, à vendre, à travailler et à faire comme si de rien n’était.

  • Sois prêt: la mode du poncho de pluie et les routes innondées

Que tu déménages ou visites le Vietnam en période des pluies, il faudra que tu t’habitues aux soudaines fortes pluies et que tu sois bien prêt. Ne quittes pas la maison, l’hôtel sans ton manteau de pluie, ce merveilleux préservatif en plastique qui t’évite d’être trempé. Penses également à avoir des chaussures qui ne craignent pas l’eau ou du moins des tongs qui laisseront tes pieds humides à force de marcher dans des flaques, mais c’est bien plus facile de nettoyer ses pieds que de ruiner ses chaussures. Une fois que la pluie commence, on peut apercevoir de nombreuses personnes en scooter qui s’arrêtent en bord de route pour enfiler leur poncho de pluie.

Il en existe différentes sortes: celui acheté dans une supérette ou au marché qui consiste juste à une fine couche de plastique de couleur avec des élastiques au niveau des poignets qui te colle à la peau une fois trempé ; ou le poncho de compétition qui couvre le conducteur, le tableau de bord et même parfois une famille entière à l’arrière. J’ai personnellement la version intermédiaire qui protège mes vêtements de la pluie à part mes bras, mais avec une visière qui me permet de ne pas plisser des yeux lorsqu’il pleut tellement fort et que je n’arrive pas à voir à 10m devant moi par temps orageux.

Une autre chose à laquelle il faut s’habituer ici sont les rues/trottoirs innondés. Etant donné que certaines routes ne sont pas complètement plates et elles peuvent être un peu cabossées, l’eau s’y engouffre. Ça rend l’expérience de conduire ou marche par temps de pluie encore plus stimulante lorsqu’il faut estimer si le scooter ne va pas s’enfoncer trop profond dans la flaque et apprendre à éviter les plaques pour ses petits petons.

On a même conduit par temps de tempête durant notre road-trip vers le Nord du Vietnam. Lorsqu’un gros orage s’est abbatu sur la région d’Hanoi, on a pu voir de nombreux dégâts causés par la foudre: des arbres étaient à terre, les rues étaient impratiquables parce que trop innondées, des panneaux de signalisation étaient âbimés et plusieurs coupures de courant ont frappé le coin.

2. Ethique de travail au Vietnam

Bien que Steve et moi n’aillions pas totalement vécu l’atmosphère de travail à la vietnamienne, on a pu se rendre compte de quelques différences culturelles par rapport à nos deux pays d’origine dans le milieu professionel. Steve se rend dans un espace de travail tous les jours lorsque je travaille soit de la maison soit dans un café.

  • Environnement professionnel à la cool, mais forte hiérarchie de travail

On a pu noté que la légèreté est de mise au travail entre les collègues et même parfois avec leurs patrons. Il existe comme une atmosphère amicale au sein de l’entreprise/compagnie. Les relations professionnelles entre collègues et leurs boss sont plutôt décontractées, toutefois le système hiérarchique traditionnel est toujours bien présent. Ils respectent leurs supérieurs et collègues plus âgés.

Il n’est pas rare de voir des employés se charier, s’amuser ensemble ou faire la « siesta ». Le temps de la sieste après le déjeuner que l’on considère comme étant peu productif dans les pays occidentaux est en fait un moyen de se sentir rafraichit pour retourner au travail. Les managers doivent établir des limites bien claires quant aux attitudes acceptables au boulot vu que les employés vietnamiens ont tendance à papoter ouvertement ce qui pourrait être conçu comme étant contre des pratiques professionnelles. Cependant, je trouve que cela montre une certaine bonne entente entre collègues donc des employés plus heureux dans leur travail.

D’un autre côté, les employés vietnamiens accordent une grande importance aux relations professionnelles. Il est probable que tu les vois à la fin du boulot à prendre un verre avec leurs collègues et/ou patron(s). Ils rendent souvent visite à leurs collègues souffrant en dehors des heures de travail. On dirait que leur milieu professionnel est plutôt cool et attentionné.

Toutefois, le système hiérarchique au travail toujours très présent peut parfois causé quelques problèmes: si un employé plus âgé doit en référer à un plus jeune là arrivent les difficultés. En effet, il est encore difficile de concevoir pour les Vietnamiens qu’une personne plus jeune ait plus de connaissances ou pratique alors qu’ils ont très souvent plus de diplômes que les plus âgés.

  • L’égalité des genres au travail et le respect des plus âgés 

Il semblerait qu’il y ait des différences entre les hommes et les femmes au Vietnam tout comme en France. Pendant que les hommes s’attendent à ce que la femme s’occupe du foyer (la cuisine, les enfants et les plus âgés), les femmes sont tout de même responsables des finances de la famille. J’ai vu plusieurs jeunes hommes portant le sac à main de leur copine – coutume assez répandue et confirmée par ma coloc’ vietnamienne Apple. Le pays pourrait basculer tout doucement vers sur un état d’esprit basé sur une égalité des genres.

J’étais contente d’apprendre que certaines Vietnamiennes tiennent des rôles importants dans la société. Mais leur salaire reste toujours inférieur à celui des hommes et les patrons s’attendent généralement à ce qu’elles bossent plus d’heures. La directrice de la compagnie aérienne low-cost VietJetAir est une femme prénommée Nguyen Thi Phuong Thao. Elle a été reconnue comme étant l’une des femmes les plus importantes de 2016 selon le magazine Forbes.

  • Des employés à l’allure professionnelle

En ce qui concerne l’accoutrement au travail, il semble que la plupart des employés doivent être bien apprêtés: robe ou tailleur avec chaussures à talons pour les femmes, costard pour les hommes. Dans les restaurants/cafés, ils portent souvent un uniforme. Lorsque c’est plus traditionnel (à La Poste par exemple), les femmes portent un long pantalon ainsi qu’un T-shirt à manches longues qui laissent apparaître le haut de leurs côtes pour un côté sexy mais pas provocateur. D’autres vendeurs portent une tenue plutôt décontractée. J’ai aussi aperçu des femmes en « pijama » avec un pantalon et T-shirt assorti la nuit.

  • Un service client plutôt aimable

En règle générale, le service client au Vietnam est très bon. Certains vendeurs et serveurs peuvent paraître impolis au premier abord lorsqu’ils nous ignorent ou nous regardent d’un sale oeil quand on leur tend un billet de 500.000VND pour une addition de 10.000VND. La plupart du temps lorsque l’on a besoin d’assistance que ce soit dans un magasin, à un bureau ou au restaurant, les employés sont aux petits soins et font l’effort de nous parler en anglais.

Ils sont tellement serviables que tout ce dont tu rêves, ils vont s’arranger pour te l’apporter.

  • Tout le monde travaille au Vietnam

Certains visiteurs au Vietnam peuvent penser que les Vietnamiens sont fainéants lorsqu’ils font une sieste ou traînent des pieds. Pourtant, la culture et le climat y sont pour quelque chose. Je ne suis pas d’accord avec ceux qui ont cette pensée parce que ce sont des bosseurs. Tout le monde essaye de gagner de l’argent de quelque manière que ce soit: en passant dans les rues pour vendre des glaces, du maïs grillé. Je les respecte pour être si courageux et persévérants.

3. La place du scooter dans la vie quotidienne au Vietnam

Souvent identifié comme un « chaos organisé », la circulation au Vietnam est assez intense et nécessite un peu de pratique et d’adaptation. Une fois que tu comprends leurs quelques règles, la circulation au Vietnam n’aura plus de secret pour toi. La clé, c’est de suivre ce que les locaux font et de simplement les copier. Il semblerait que les conducteurs de scooter, voiture et taxi sont super pressés. Pourtant, ils ne s’énervent jamais et ne poussent pas de gueulante. Un simple petit coup de klaxon leur permet d’exprimer leur agacement.

  • Traverser la rue comme un pro

Ça nous a pris quelques jours avant de prendre le pli. Lorsque tu traverses, marche doucement, sans se presser/accélérer/s’arrêter si quelqu’un arrive dans ta direction. Suis le même pas et les conducteurs de motos t’éviteront. Les bus ralentissent très rarement alors que les voitures et taxis te laissent parfois passer. Si le feu pour piétons passe au vert, ne prend pas ta traversée pour acquis parce qu’il y aura toujours quelqu’un qui viendra dans ta direction.

Il est donc indispensable de tourner la tête pour vérifier que personne ne vient à ta rencontre. Il faut garder un oeil sur les motos qui peuvent te couper la route. Ça peut paraître fou et effrayant, mais ça en devient presque un jeu, un défi en mode Mario Bros.

  • L’équipement typique à scooter

La plupart des Vietnamiens sont couverts de la tête aux pieds lorsqu’ils sont à moto: ils portent un sweat à capuche, des gants, des chaussettes et un masque. Tout ça pour se protéger du soleil malgré les 40° dehors. J’ai seulement adopté le port du masque pour éviter les odeurs et me protéger du soleil. Le casque est obligatoire même si certains protègent à peine la tête de leur propriétaire. Ils ressemblent à des casques de vélos alors que les meilleurs doivent couvrir toute ta tête ainsi que ta nuque.

Par temps de pluie, le poncho est un indispensable comme j’ai pu l’expliquer dans la première partie de cet article. Les conducteurs de moto s’arrêtent en bord de route qu’il y ait de la circulation ou pas pour mettre leur manteau de pluie ou parfois en achète un lorsqu’un vendeur de rue en a.

Lorsque tu achète un scooter au Vietnam, tu obtiens un carte bleue. Un peu comme la carte grise d’une voiture, c’est une preuve d’achat si tu te fais arrêter par la police.

  • Apprendre le « code de la route » vietnamien

La cirulation au Vietnam peut paraître être un enfer. Pourtant, en suivant quelques règles simples, il devient facile de se faire un chemin parmi cette multitude de scooters. J’espère que ce « code de la route » vietnamien pourra t’aider à savoir te déplacer à moto au Vietnam.

1. Il n’y a pas vraiment de priorité – Lorsque tu tournes à gauche, tu dois aller à l’encontre de la circulation d’en face. Il te suffit de forcer le passage ou de te caler derrière/à côté d’un autre scooter/voiture pour pouvoir passer.

2. Le langage du klaxon – Il existe différents usages du klaxon lorsque tu circules au Vietnam. Un léger ou double coup de klaxon sert à indiquer sa présence à proximité ou que l’on est proche de quelqu’un d’autre. Un son plus prolongé signifirait qu’il y a une sorte de danger: soit un véhicule arrive à l’encontre d’un autre, ou quelqu’un s’engage sur une voie sans regarder, par exemple. Cela exprimer un certain agacement du conducteur même s’il semble toujours aussi calme. Après, c’est selon ton propre jugement selon la situation. Tu apprendras bien vite comment les Vietnamiens communiquent avec leur klaxon.

3. Ne t’occupe que des véhicules devant toi – Cette règle s’applique généralement tout le temps. Même si tu as des rétroviseurs et surtout si tu en as, la plupart des gens ne les utilisent pas. Les motos s’engagent dans une voie sans forcément vérifier la circulation. La règle veut que l’on laisse de la place sur la droite de la route pour le traffic entrant ou les gens qui tournent à droite au feu rouge. Ainsi, fais juste attention aux gens devant toi. Si tu souhaites dépasser quelqu’un, les autres derrière toi t’éviteront.

4. Tourner à gauche ou à droite – Lorsque tu tournes à gauche, tu vas à l’encontre de la circulation opposée. Au Vietnam, tu peux aussi parfois être amené à aller à l’encontre de la circulation dans ton sens lorsque tu es bloqué sur la droite. Il n’y a pas vraiment de file pour tourner à gauche, tu dois créer ton passage pour tourner. C’est pourquoi parfois les passagers arrière font un signe de la main gauche vers le bas pour indiquer aux conducteurs qu’ils souhaitent tourner à gauche. Pour tourner à droite, c’est plutôt simple. Tu peux même t’engager lorsque le feu est rouge.

5. Les clignotants ne veulent rien dire – Certaines personnes peuvent avoir leur clignotant en marche, mais cela ne veut pas dire qu’ils vont forcément tourner. Etant donné que le son des clignotants peut se perdre dans le bruit de la circulation ou il est tout simplement trop faible pour être entendu, ainsi les conducteurs oublient parfois de stopper leur clignotant. Il existe de nombreux différents sons de clignotants entre les motos, scooters, voitures et bus. Mon préféré est bien celui des bus!


Découvertes internet de la semaine

  • CULTURE – “Bonjour Vietnam” par Pham Quynh Anh – J’ai découvert cette chanson alors que l’on venait d’attérir à Da Lat à bord d’un avion de la compagnie VietJet Air. Cette musique vietnamienne a été traduite en plusieurs langues dont le français et l’anglais. Bonne écoute!
  • UTILE – Padlet.com – Ce mur virtuel permet à ses utilisateurs d’exprimer leurs pensées sur un sujet commun de façon artistique à travers des images, vidéos et autres. Idée intéressante!

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