Nos deux dernières vacances de Noël, on les a passées en Australie Méridionale. Cette fois, on a donc décidé de bouger un peu plus loin… en Indonésie. Dès que Domi a fini son boulot à AIB, on a embarqué dans un avion direction Bali. D’un séjour dans la jungle d’Ubud à un moment de détente sur les Îles Gili, on a passé quelques jours de pur bonheur sur le territoire indonésien.

A seulement 5 heures de vol direct depuis Adelaide, nous voici, nous voilà! On va passer Noël et le Nouvel An en Indonésie. Tu sais ce pays composé de milliers d’îles en Asie du Sud-Est! Ca paraît être une expérience horrible, n’est-ce pas?

Denpasar: L’Australie à Bali

Arrivés à Bali (Kuta, Denpasar, pour être précis), on est en sueur et fatigués.  A peine le pied en Indonésie, des dizaines de chauffeurs de taxi essayent d’attirer notre attention pour qu’ils nous emmènent à notre hôtel. On entend tout plein de « taxi » qui finissent par pomper l’air de Steve qui a besoin d’une cigarette.

On a passé une nuit et une matinée seulement à Kuta. Puis, on a vite quitté cet endroit un peu dégueulasse. Bali en terme général est bien connu pour être le refuge des Australiens en quête d’alcool et drogue pas chers. Désolée, je ne suis pourtant pas la seule à le penser.

Le jour d’après notre arrivée, on est montés dans un bus, direction Ubud, notre prochaine destination. Chaque hôtel et auberge de jeunesse est associé à une compagnie de taxi/bus/bâteau. Cela rend le séjour des touristes bien plus pratique. On a vite appris durant notre périple que les Indonésiens sont très serviables et aimables vis-à-vis des étrangers, et surtout des touristes qui participent à l’économie du pays.

Après quelques heures passées dans un taxi privé passées à converser sur la culture indonésienne, on arrive à Ubud. Intéressante découverte: les prénoms balinais indiquent l’ordre de naissance des enfants. Par exemple, Wayan, notre hôte, est le prénom du premier né ; Ketut, la propriétaire de l’auberge où l’on est restés à Kuta, est le prénom du troisième enfant.


Ubud: la jungle de Bali

On a séjourné parmi la famille de Wayan en pleine jungle d’Abiansemal (région d’Ubud). C’est simple, aucun bus ne passe dans le coin. Il te faut avoir une voiture ou une bécane pour être sûr de pouvoir être mobile. Ancien guide touristique, Wayan nous a accuelli comme des princes. Son camp familial regroupe plusieurs maisons d’hôtes. On a ainsi passé plusieurs soirées avec des membres de sa famille et d’autres invités, buvant tous ensemble et savourant la cuisine d’Ayu, sa femme.

Le soir du 25 Décembre, la famille de Wayan nous a cuisiné un incroyable dîner, avec au menu du poisson grillé et du riz poêlé. Tous assis à une table de rois, on a festoyé accompagné de quelques Hollandais, un couple britannique-latvien et un couple américano-canadien, ces deux pairs vivant à Hong Kong. Un repas de Noël des plus internationaux!

C’est pendant cette soirée que l’on a goûté à l’alcool local: l’arak, boisson faite de la sève fermentée de sucre de canne. Pas si fort en apparence, mais ça te rend content et te permet de passer une bonne soirée. C’est après plusieurs verres d’arak que l’on a décidé d’aller se coucher. En effet, le lendemain matin très tôt, on a prévu de faire la randonnée du Mont Batur, accompagné du British Charles.

Réveils à 2h du mat’, on est montés dans un bus pour un trajet de 2 heures, récupérant d’autres passagers sur la route. On a commencé notre rando vers 4h avec Charles et une fille américano-chinoise, May. On s’est rempli le ventre d’un pancake à l’ananas et sirop d’érable accompagné d’un café balinais. Puis, lampes torche à la main, on est montés en haut de ce volcan dans le noir le plus complet. Des dizaines d’autres groupes de touristes nous suivaient ou nous devançaient. Après à peu près une heure de grimpette dans des cendres noires (du volcan), on a finit par manger notre deuxième petit déj’. Des oeufs cuits à la fumée du volcan tout en admirant le lever du soleil. On a même donné un tope-là à des singes sauvages.

Après notre descente du volcan, on a visité des rizières typiques d’Indonésie . Ensuite, on est tombés de fatigue le temps d’une petite sieste bien méritée. Bien attristés, on a quitté la maison de Wayan et Ayu pour se rendre aux Ile Gili. Jusqu’à la dernière minute, ils ont été très sympas et arrangeants, organisant notre chauffeur de bus et trajet en bâteau à un prix défiant toute concurrence.

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Les Iles Gili: le paradis indonésien

Temps fort de notre voyage: les Iles Gili. Au nombre de 3, chacune d’entre elles a son propre caractère: Gili Air, la plus petite et l’île la plus proche du « continent », est un calme refuge ; Gili Meno, l’île la plus tranquille, parfaite pour un séjour en famille ou pour une lune de miel ; Gili Trawangan, l’île fêtarde, idéale pour les jeunes célibataires ou touristes en quête de club/bars.

☀ Gili Air: l’île trop géniale

On a tout d’abord commencé avec Gili Air (« air » signifiant eau) en suivant la recommendation des Hollandaises de chez Wayan et Ayu. Ce fut certainement notre préférée des 3 îles parce qu’elle n’est pas aussi calme que Gili Meno, mais pas aussi folle que Gili T. Visiter l’île de long en large ne prend qu’une heure environ. On a décidé de louer des vélos pour rendre nos allers-retours plus fun. Interdites aux moyens de transports motorisés, les gens se déplacent sur ces 3 îles soit à pied, en vélo ou à bord d’un cidomo (une petite calèche tirée par une cheval).

Steve et moi sommes restés dans un « resort » avec piscine et petit déjeuner inclus, le tout pour une floppée de rupiah indonésien. La chambre était super spacieuse et la douche extérieure vraiment cool. Après avoir loué des vélos avec des pneus à en effrayer des enfants, on a fait le tour de l’île. On s’est également procurés des palmes, masques et tubas pour aller explorer les « fonds marins » des Iles Gili. On y a croisé des coraux, des petits poissons et une ou deux tortues de mer. Une activité qui nous a bien plu parce qu’elle nous permettait de nous rafraichir en ces chaudes journées de vacances.

☀ Gili Meno: l’île aux amoureux

Après l’excellente Gili Air, Gili Meno nous a semblé un peu ennuyante dans le sens où l’ambiance était vraiment calme. On y a eu, selon les dires de Steve, « la meilleure pizza de tous les temps » à l’hôtel/restaurant où l’on a séjourné. Manger dans ces bungallows en bois avec vue sur l’océan tout en jouant aux cartes (j’ai démoli Steve au rami, ne lui dites pas) rendait chaque repas plus génial. On a aussi eu la chance de déguster un plâteau de fruits de mer frais (poisson, crevettes, pieuvres) accompagné de cocktails traditionnels, le tout entourés de chats maigrichons et âfamés.

Alors que l’on prennait un verre à un bar sur Gili Meno, un Indonésien nous a abordé pour nous proposer un deal qui a bouleversé nos plans pour le 31. Il faut savoir que les Indonésiens sont en général très amicaux et te proposeraient de l’aide si tu as l’air perdu, ou seraient juste ravis de te dire ‘Hello ».

Au début, il voulait simplement nous vendre de la weed, puis il a finit par nous demander ce que l’on faisait pour le Nouvel An. On s’est regargé, interloqués et indécis. Sachant que Meno est plutôt mort, on espérait l’entendre dire qu’il avait un plan de secours pour sauver notre 31. Il nous a dit qu’un bâteau spécialement affrêté quitterait Meno pour Gili T. (l’île fêtarde) sur les coups de 11h du soir. Puis il reviendrait à Meno vers 3h du mat’. Regards dans le blanc des yeaux à nouveau, on s’est dit que « Foutu pour foutu! On n’a qu’une vie! On y va! ». Et c’est comme ça que l’on a expériementé la folle Gili T. pour la première fois.

Prendre la mer en pleine nuit noire fut une première pour nous deux. Ce fut même encore plus excitant lorsque des locaux ont commencé à tirer des feux d’artifice du toit du bâteau. On en a même entendu et vu  2-3 jours avant et après le Nouvel An.

A bord du bolide, on a rencontré un jeune Indonésien bien sympa, Robbie, qui nous a pris sous son aile. Il nous a présenté à tous ses potes indonésiens. C’était principalement des hommes, les quelques femmes étaient assises à notre table, mais n’ont pas bu ou dansé avec nous. On a découvert le « shot local »: vodka mélangée à de la poudre énérgisante, type Red Bull mais en poudre. Après plusieurs shots (mentions légales: ce mélange était énergisant, mais très traitre à la fois), on a finit notre célébration du Nouvel An dans un club à danser tous ensemble.

☀ Gili Trawangan: l’île des fêtards

La matinée suivante, de retour à Meno, fut le pire moment de nos vies. On a dû attendre le bâteau pour la dernière île à visiter sous un soleil tapant, ce qui a rendu notre journée à décuver encore plus difficile. Une fois arrivés à Gili T., on était du moins contents d’avoir réservé à l’avance une chambre d’hôtel. On a passé la majeure partie de la journée à comater et à essayer de se remettre de la pire gueule de bois de tous les temps.

Notre découverte de Gili T. n’a pas été optimale. Malheuresement, Steve et moi essayions plutôt de se remettre de nos émotions. On avait même du mal à faire du vélo. On savourait nos derniers jus de fruits bien frais et nos nasi goreng avant de se diriger à l’aéroport pour une retour à Adelaide imminent.


Notre expérience générale de l’Indonésie

Après quelques jours à  l’Emeraude de l’Equateur, on abien kiffé la culture, les gens, la bouffe et la simplicité de vie là-bas. On recommande vivement l’Indonésie à tous les globe-trotters un peu aventuriers – dégonglés et avides de confort s’abstenir. A la clé, une expérience unique du voyage: navettes dans les rues bien étroites, effroyable circulation et trajet en bâteau jusqu’aux Iles Gili. Autres points forts: les plages des Iles Gili – moins les coraux qui te défoncent les pieds, la bouffe locale, le bol d’air frais et la générosité/chaleur des Indonésiens.

On a promis à nos hôtes d’Ubud età  notre ami Robbie de Meno que l’on reviendrait. Surtout parce que l’Indonésie est composée d’un millier d’îles. On a encore beaucoup à visiter. Du coup, on ferait mieux de commencer à économiser et à accumuler nos congés pour un retour vers l’aventure indonésienne.

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